Fibrome utérin : ce qu’il faut savoir

Le fibrome utérin, également appelé myome, léiomyome, myome utérin ou fibromyome est la tumeur non cancéreuse la plus fréquente chez la femme en âge de procréer. Constitués de cellules musculaires lisses, de taille plus ou moins importante et arrondie, certains fibromes utérins peuvent atteindre la taille d’un melon. Un gros fibrome utérin peut entraîner une augmentation de la taille de l’utérus comparable à celui d’une femme enceinte de six ou sept mois. Dans certains cas, les fibromes utérins peuvent être à l’origine de symptômes graves, pouvant avoir des retentissements sur la vie intime, la vie de couple, la vie sociale et la vie professionnelle des femmes. Pour autant, les fibromes utérins ne peuvent dégénérer en cancer.

FRÉQUENCE

Selon une étude portant sur «Les traitements médicamenteux du fibrome utérin» réalisée en 2004 par l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), anciennement Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS), 20 à 30% des femmes blanches et 50% des femmes noires sont porteuses d’un ou de plusieurs fibromes utérins. A 50 ans, 70 à 80% des femmes sont confrontées à cette maladie gynécologique.

La particularité des jeunes femmes sujettes à récidives et potentiellement confrontées à des interventions chirurgicales à répétition, pose la question de la préservation de l’utérus et de la fertilité des jeunes femmes qui souffrent de fibromes utérins.

Une étude réalisée sur «La Myomectomie vaginale» en 2008 par la Haute Autorité de Santé (HAS), estime entre 10 et 51% le taux de récidive des fibromes utérins en fonction du traitement et de la technique opératoire. Le fibrome utérin représente en France la cause principale dhystérectomie: chaque année plus de 75000 ablations d’utérus sont pratiquées sur l’ensemble du territoire.