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Conférence 21 avril 2018 : les alternatives à la chirurgie dans la prise en charge du fibrome utérin

Afin de répondre au besoin d’information des femmes sur les traitements alternatifs à la chirurgie, l’association Fibrome Info France organise le 21 avril 2018 à l’hôpital Georges Pompidou, une conférence sur l’embolisation des fibromes et les ultrasons focalisés. Le Pr Marc Sapoval, radiologue interventionnel spécialiste de l’embolisation des fibromes à l’hôpital Georges Pompidou et le Pr Hervé Trillaud, radiologue interventionnel spécialiste du traitement des fibromes par ultrasons au CHU de Bordeaux seront intervenants. Le CHU de Bordeaux est le seul hôpital français en pointe, pour le traitement des fibromes par ultrasons focalisés. Ce traitement innovant et non-invasif se pratique en France depuis 2007.

A titre de rappel, le fibrome utérin est la tumeur non-cancéreuse la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Selon une étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), portant sur les traitements du fibrome utérin, 30 à 70 % des femmes en âge de procréer souffrent de fibromes en France : dont 20 à 30 % de femmes caucasiennes et 60 % de femmes Afro-Caribéennes. Le taux de prévalence des fibromes est en particulièrement élevé chez les femmes Afro-Caribéennes : elles développent des fibromes à un âge plus jeune que la moyenne et sont sujettes à un taux de récidive important. L’évolution et les complications des fibromes varient d’une femme à l’autre et peuvent dans certains cas affecter la fertilité ; ou être responsables de fausses couches et d’accouchement prématuré. L’association Fibrome Info France est née du déficit d’information et de sensibilisation des femmes sur le fibrome utérin. En 2012 le nombre de femmes âgées de 20 à 49 ans souffrant de fibromes symptomatiques en France était estimé à 627000: soit 1 femme sur 4. Le fibrome utérin représente la première cause d’ablation de l’utérus en France: plus de 75000 actes sont pratiqués chaque année sur l’ensemble du territoire. Les femmes qui souffrent de fibromes se plaignent et pâtissent de la systématisation des traitements chirurgicaux qui leur sont souvent proposés contre leur gré. De l’avis des femmes durement confrontées aux fibromes, la banalisation du fibrome utérin est un frein majeur à l’amélioration de la prise en charge des femmes atteintes de cette maladie gynécologique. L’association salue l’implication des médecins et les actions volontaristes des établissements médicaux partenaires, qui œuvrent pour la nonbanalisation du fibrome utérin et une prise en charge à l’écoute des attentes des femmes.