21 Sep
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Groupe de travail patientes / médecins

LES FEMMES MONTENT AU CRENEAU !

L’association Fibrome Info France vient de rendre public son rapport sur le groupe de travail ayant réuni des femmes qui souffrent de fibrome utérin et des médecins partenaires de l’association au mois de juillet et septembre 2016. Ce groupe de travail avait pour objectifs de mener une réflexion conjointe prenant en compte le vécu des patientes et la pratique des médecins, afin d’identifier les freins à l’amélioration de la prise en charge du fibrome utérin et les leviers permettant d’y remédier.

Le fibrome utérin est une maladie gynécologique récidivante qui touche la femme au plus profond de son intimité et affecte dans certains cas la fertilité. L’évolution et les complications du fibrome utérin varient d’une femme à l’autre. La banalisation du fibrome utérin est vécue par les femmes durement touchées par cette affection, comme la négation de leur souffrance. En effet, bien que le pronostic vital des femmes qui souffrent de fibrome utérin ne soit pas engagé, nombreuses sont celles dont la vie est dévastée par leur(s) fibrome(s). Les témoignages et messages SOS que reçoit l’association depuis 2011, attestent de l’important besoin d’information, d’orientation et d’accompagnement des femmes qui souffrent de fibrome utérin.

De l’avis de toutes les patientes qui ont pris part au groupe de travail initié par l’association, la banalisation du fibrome utérin par le corps médical est et demeure le frein le plus préjudiciable à l’amélioration de la prise en charge de cette maladie; tant en ce qui concerne les symptômes, que les complications et les conséquences sur la vie des femmes. Le discours généralement tenu aux patientes par les médecins au moment de l’annonce du diagnostic ne prend pas en compte tous les paramètres du fibrome utérin, notamment son impact sur la fertilité.

La particularité des jeunes femmes sujettes à récidives et potentiellement confrontées à des interventions chirurgicales à répétitions, pose plus que jamais la question de la préservation de l’utérus et de la fertilité des femmes qui souffrent de fibrome utérin. Au même titre que la sensibilisation faite sur la cigarette, le diabète, le cholestérol, les maladies sexuellement transmissibles et le cancer de l’utérus, les femmes doivent désormais être sensibilisées sur le fibrome utérin. Cette sensibilisation doit s’étendre aux jeunes femmes les plus à risque.

Pour les médecins qui ont participé au groupe de travail, l’ablation de l’utérus ne doit plus être banalisée. A titre de rappel, le fibrome utérin est la 1ère cause d’ablation de l’utérus en France : plus 75 000 actes sont pratiqués chaque année. Ce traitement radical doit être la solution ultime proposée aux femmes et ne doit en aucun cas être imposée comme unique solution.